Un week-end en Camargue

Un rêve d’enfant.. la nature à perte de vue, ces chevaux Camarguais qui galopent près des lacs… La liberté des animaux qui existent, des chevaux indomptables, sans barrières…

C’était donc l’image que je me faisais de la Camargue et même si en grandissant je savais que la réalité ne serait peut-être pas aussi belle, une partie de moi y croyait toujours et avait envie de partir découvrir ces 150 000 hectares de nature, ce havre de paix où les animaux y sont encore tranquilles et où les flamants roses peuvent passer librement au-dessus de nos têtes.

Rêve ou réalité ?  Voici mon vécu à travers un week-end en Camargue :

J’ai tout de suite eu un peu de mal à trouver quoi faire et vers où me diriger. Pleins de choses sont proposés mais c’est assez vague, en général on nous dit d’arpenter la Camargue à cheval, à vélo ou à pied. Ok mais où et vers quoi ?
J’ai donc un peu improvisé et surtout, j’ai finalement passé 2 jours à la place d’un seul en Camargue (oui je pensais pouvoir tout voir en un jour…loin de là !… Il en faudrait même 3 !).
Cela m’a tout de même permis d’arpenter le coin, et voici mes différents avis et conseils :

1er jour : Est de la Camargue

 Le Marais du Viguierat

Le but de ma visite en Camargue était de me retrouver seule dans la nature à la recherche d’animaux sauvages et de liberté. La première étape a donc été pour moi une longue balade au Marais du Viguierat, la première réserve naturelle à l’entrée de la Camargue quand on arrive de Marseille.

J’ai fait tout d’abord le sentier des cabanes, au calme, à la découverte de cabanes en bois originales puis le Sentier de la Palunette avec une partie du Sentier Ecofuté.  Le tout a duré environ 2h (en prenant vraiment son temps), et j’avais payé 3€. Voici leur site internet pour plus d’informations.

J’étais presque tout le temps toute seule et j’ai pris beaucoup de plaisir à me balader et à regarder les nombreuses espèces d’oiseaux.
Des chevaux au loin étaient presque visibles, presque en libertés…Dommage, toujours des clôtures.. Mais c’est normal car les chevaux Camarguais sont en réalité en semi-liberté, ils sont toujours utilisés pour le travail du bétail et pour les fêtes populaires, puis relâchés pour l’entretien écologique des zones marécageuses. Ça leur fait tout de même de beaux espaces.

J’ai également vu de nombreux animaux et plantes en cette journée ensoleillé de printemps.

A un moment nous passons sur un chemin qui longe une rivière. Ce qui est assez surprenant, c’est qu’elle est connue pour amasser énormément de plastique… Un panneau nous l’annonce même…
Quand le plastique fait partie de la visite… (photo dans le diaporama).

Avis :

Je trouve que les parcours sont une parfaite introduction à la découverte de la Camargue. Le Marais de Viguierat fait partie d’une des visites qui m’a le plus marqué et qui a le plus été représentatif de la Camargue selon moi.  La balade était vraiment agréable, on s’y sent bien et en sécurité, même seul. (Ce qui est le mieux selon moi dans les coins de nature comme ça car cela nous permet de voir plein d’animaux qui ne sont pas affolés par le bruit).

Voici quelques clichés :

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Passage : Le Bac de Barcarin

Ok c’est cool mais maintenant je veux aller en face et entrer vraiment dans cette étendue de nature qu’est la Camargue, et notamment rejoindre la plage du Piemanson…

J’apprends que je dois soit remonter sur Arles pour tout redescendre, soit …prendre un bateau !

En vrai ce n’est pas trop problématique, il ne coûte pas si cher (6€ pour moi en 2019) et il y en a souvent qui font la traversée. En temps de Covid, il était même gratuit !

Domaine de la Palissade

En me rendant à la plage du Piemanson, je décide de m’arrêter au Domaine de la Palissade.

L’entrée a l’air sympathique ; une grande bâtisse au milieu de grandes étendues de nature, ça promet.

Pourtant je ne serai pas charmée par les deux parcours (j’ai fait le 2 « la Baisse Claire » puis le 1 « Le Clos d’Argent). J’avais l’impression de perdre de mon temps et de mon énergie sur la Baisse Claire (à droite quand nous sommes face à la bâtisse). La route qu’on emprunte pour l’aller et le retour est longue sur un large chemin et nous amène à une cabane qui offre une vue sur un petit marais où il n’y avait à ce moment-là que quelques oiseaux lointains. Mais on peut encore continuer, le domaine est immense.
Je pense que c’est plus sympa de le faire à vélo ou à cheval, à pied ça me paraissait long.

Quant au « Clos d’Argent » (à gauche face à la maison), je ne saurai pas vraiment comment l’expliquer mais je ne me suis pas du tout sentis bien sur celui-ci. J’avais presque peur dans la forêt et je voulais partir au plus vite haha. Il amène à un petit belvédère à monter qui offre une belle vue sur la nature environnante. Puis il y a un chemin plus agréable proche des animaux.

Avis :

Pour moi les balades n’étaient pas très intéressantes et j’avais la sensation de perdre du temps et de ne pas me sentir bien où j’étais. Je pense que c’est plus intéressant de faire une balade à cheval ou à plusieurs dans ce domaine.

Voici quelques clichés :

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Plage du Piemanson et Route de la mer :

On quitte le domaine de la Palissade et là le chemin est vraiment magique. Comme elle avait débuté plus tôt, la route est étroite et donne surtout l’impression d’être “sur l’eau”. Les salins d’un côté, Le Rhône de l’autre, nous nous dirigeons vers la plage qui me rappellera l’océan de la côte Atlantique ; des petites vagues et surtout l’infini à l’horizon. Puis le petit plus ; les pieds dans le sable (oui vers Marseille je commençais presque à m’habituer aux rochers coupants !).

Sur le chemin, il y a aussi de nombreux flamants roses (et cignes!) qu’on peut voir au loin, en bandes. Là c’est vraiment magique parce que nous ne sommes pas dans un parc ou quoi que ce soit, on les croise comme ça, à côté de la route…

Avis :

Rien que pour ce passage, il faut s’y rendre. Faites une alte, baignez-vous, mais passez-y c’est assez unique comme endroit.

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Salt Pan Observation mound et Salin de Giraud :

Au début de la route avant de s’arrêter au domaine de la Palissade, j’avais aperçu une énorme dune de sable, sel? Elle était toute blanche et me rappelais la dune du pyla en beaucoup plus petite. Nous sommes en fait aux salins de Giraud (je n’étais même pas au courant). Quelle surprise !

Mais ça ne s’arrête pas là. Ma voiture me conduit à un observatoire, le Salt Pan Observation qui permet d’admirer les salins de plus haut. C’est donc avec étonnement que je regarde ces grands rectangles d’eau qui me paraissent roses. Je me frotte les yeux, regarde avec et sans mes lunettes de soleil…ils sont bien roses…A ce moment-là, l’idée des salins ne me viens même pas à l’esprit, et je ne m’y attardes pas plus.

on ne voyait que légèrement le rose à cause du soleil en face qui éblouissait

Je comprendrais plus tard, notamment quand je ferai des recherches sur Aigues-Mortes (cité médiévale connue pour ces Salins…), que j’étais en plein milieux de ceux de Giraud. Je m’arrêterai par la suite au village sans comprendre qu’en fait, je venais déjà de voir le plus incroyables du coin. D’ailleurs je crois qu’il n’y a rien d’autre à faire ici.

C’est l’employée de la petite office de tourisme qui me le confirmera et qui n’avait rien à me proposer…Même pour ma journée de demain… Peut-être qu’il était tout simplement trop tard car il y a en fait pleins de choses à faire encore dans le coin.

Avis :

Si vous allez à Beauduc ou à la plage du Piemanson, il faut forcément au moins s’arrêter au Salt Pan Obersation. Surtout si vous ne comptez pas voir les salins de Aigues-Mortes. Après n’y allait pas exprès pour ça. C’est assez rapide et ça ne vaut pas de faire un grand détour.

A faire dans les alentours (que je n’ai pas fait) :

  • Aller vers l’étang du Fangassier, qui est le seul site français de reproduction de flamants roses.
    On peut s’y rendre en voiture, ou à pied et vélo avec notamment la proposition du « circuit des Flamants roses et du Sel »
  • Prolonger jusqu’à la plage de Beauduc, qui nous fait traverser au milieu des étangs pour rejoindre cette immense plage de sable qui a longtemps accueilli de nombreuses fêtes au bord de l’eau. Et oui, j’ai eu la chance d’écouter les histoires de mon dentiste, passionné de sports nautiques et organisateur des premières fêtes qui avaient lieu sur cette plage. Il me disait que c’était impressionnant, il y avait de nombreux spots de soirée tout le long de la plage, qui rassemblaient les sportifs du coin avec des gens de la France entière.
    Je n’ai pas encore eu la chance d’y aller, mais je me nourri des récits de ce monsieur et de mon copain qui parle de Beauduc comme d’un spot incontournable pour le kite-surf.
  • Si vous ne souhaitez pas rendre visite à Beauduc, vous pouvez passer un peu plus au-dessus, toujours au milieu des étangs, pour vous garer au Phare de la Gacholle et entreprendre une belle traversée jusqu’à Saintes-Maries-de-la-Mer. Le circuit se nomme « La Digue à la mer », voici la carte. Pour les plus motivés, il est possible de la commencer directement depuis Salin-de-Giraud.
  • Un peu plus haut en remontant vers Arles, vous avez aussi le circuit du Cheval Camargue et du riz, qui est plus agréable en voiture ou en vélo.

La D36b à côté de l’étang de Vaccarès :

Je décide, sous le bon conseil de l’employée de l’office de tourisme, d’emprunter la route qui longe les lacs pour rentrer sur Arles où j’ai pris ma chambre pour la nuit. Il ne faut donc pas prendre la D36 mais la D36B afin de pouvoir être juste à côté des lacs et continuer à profiter de la nature.
La route est super agréable, des petites haltes s’imposent, notamment à certains petits belvédères sur le chemin.

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Arles, petite balade le soir :

Alooors. Il y a pas mal de choses à voir à Arles. C’est une très belle ville que j’ai beaucoup aimée. Ce n’est pas pour rien qu’elle est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

En revanche il était déjà tard, tout était fermé. Heureusement le soleil lui, était toujours là et nous laissait les plus belles couleurs de ces dernières traces. Je me suis donc baladée sous les lueurs du crépuscule, arpentant les ruelles, regardant les tags qui contrastent avec les pierres de l’ancienne capitale provinciale de la Rome Antique.

La ville est connue pour cela, et pour son magnifique amphithéâtre, juste à côté de mon auberge. Ce dernier qui autrefois accueillait les courses de chars et les combats de gladiateurs, a remplacé le sang des hommes par celui des taureaux et de nombreux autres festivals.

Le centre historique de Arles est magnifique et me mènera jusqu’au café Van Gogh ainsi que la Place de la République, un incontournable, qui accueille la cathédrale Saint-Trophime depuis le 12ème siècle. Il y a encore pleins de choses à voir mais il commence à faire sombre, il est temps de rentrer.. Ça sera pour demain !

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Petit budget, où dormir à Arles ? : La Maison du Pèlerin et du voyageur

J’ai donc trouvé une auberge dans le centre-ville de Arles (25€ la nuit). (Après il faut trouver où se garer…).

En plein centre historique, j’ai été accueilli par les tables de bars au soleil, un petit concert de rue et la vue sur l’amphithéâtre romain.

Et vu que la chance était avec moi, et qu’il n’y a visiblement pas beaucoup de filles en auberges en hors saison (ça fait plusieurs fois que ça me le fait), je me suis retrouvée seule dans ma petite chambre d’auberge…TOUS LES LITS POUR MOI.

J’ai donc vraiment bien aimé l’endroit, merci à eux de m’avoir laissé seule dans la chambre. Du coup c’était calme, il y avait la clim qui faisait chauffage, le petit déjeuner en bas était compris et on pouvait se servir quand on le souhaitait…trop bien! La cuisine était à dispo également.

2ème jours : Ouest de la Camargue

Arles :

espace Van Gogh

Nouvelle balade sous les pierres effondrées d’Arles, à la recherche de Van Gogh. La ville est réputée pour avoir inspiré l’auteur et regorge donc de trésors à son effigie, sans compter les places, bars et lieux où il a vécu.

  • Pour commencer, je me balade en direction des Alyscamps. Je souhaitais visiter cette ancienne nécropole datant du début de l’Empire romain. Le lieu a beaucoup inspiré le peintre et est également une étape incontournable du pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle. Mais le prix m’a un peu découragé et sachant que je ne voulais pas trop perdre de temps non plus, je me suis résignée. Je souhaitais surtout profiter de la ville et bien sûr du reste de la Camargue.
  • J’ai donc rebroussé chemin et emprunté le petit portail du Jardin d’été…Les rayons du soleil sont doux et c’est à ce moment que les phrases de l’artiste prennent sens dans ma tête. « Ah, ceux qui ne croient pas au soleil d’ici sont bien impies. »…Je comprenais désormais pourquoi il avait quitté Paris à la recherche de la chaleur et la lumière provençale…

    Par ailleurs ses œuvres sont répartis dans la ville, aux endroits même où ils ont été peints. Sous les traits de l’artistes, nous retrouvons également de ses paroles. A lire évidemment lors de votre balade.
    Celles du parc :
    «  …Parceque jamais j’ai eu une telle chance, ici la nature est extraordinairement belle. Tout et partout la coupole du ciel est d’un bleu admirable, le soleil a un rayonnement de soufre pâle et c’est doux et charmant comme la combinaison des bleus célestes et des jaunes dans les Van der Meer de Delft. Je ne peux pas peindre aussi beau que cela, mais m’absorbe tant que je me laisse aller sans penser à aucune règle…. »

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  • Après le jardin, j’emprunte des petits chemins, admire les ruines de la ville, avec notamment une partie du théâtre antique :

 

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  • Alors il est surtout important de se perdre dans les rues, de se balader. Notamment en direction de l’espace Van Gogh qui ne faut pas manquer !
    J’ai été impressionnée rien que par l’architecture de ce bâtiment. Cette cours magnifique et l’histoire qu’elle a accueillie entre ses murs jaunes…

Quelques photos de la balade :

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  • Pour finir, une balade sur les quais s’impose, accompagnée de la belle ruine des thermes de Constantin. Je ne veux plus quitter Arles mais il est temps…

Avis :

A faire !

Manade : Domaine de Méjanes – Domaine Paul Ricard :

Bon ok, j’ai vu des taureaux dans un champ à un moment mais ça ne m’a pas suffit…Il va falloir visiter une manade car c’est tout de même une forte représentation de la Camargue.

J’avais décidé de me rendre dans l’ouest ce jour-ci, notamment pour faire le Parc ornithologique du Pont de Gau qui est un incontournable.
J’ai donc repéré le Domaine de Méjanes sur le chemin (leur site internet). Comme tous les autres domaines, ils proposent des balades à cheval et à VTT, avec en plus un petit train. Pour ma part, je ferai toujours le choix de solliciter mes fidèles jambes, et je suis donc partie faire le sentier pédestre de 2.5km. J’ai beaucoup apprécié cette balade, notamment pour les belles rencontres que j’y ai faites ainsi que l’atmosphère du lieu. C’était simple mais agréable.

Avis :

C’est sympathique, à faire surtout si vous souhaitez visiter une manade. Il serait intéressant de se renseigner surtout pour voir des représentations ou participer à des évènements.

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Vous pouvez vous rendre à la suite à pied ou en vélo aussi, avec « La draille des 5 Gorges »

Parc Ornithologique du Pont de Gau :

Nous y voilà. Je n’arrivais pas trop à me diriger en Camargue, à savoir quoi faire et où aller. Le seul endroit qui ressortait constamment, « l’immanquable » qui fait les gros titres, c’est ce parc. Et je pense qu’il faut le faire. En revanche, il est très différent du reste de la Camargue car même si les flamants roses sont en libertés, ils ont l’air très sociable et sont tous ensembles à moins d’un mètre de nous. Le nombre de touristes est également impressionnant et ce parc m’a donc plus fait l’effet d’un zoo.

Les flamants roses sont pourtant bien en liberté et nous le rappellent en passant majestueusement aux dessus de nos têtes. Ça m’a toujours impressionné de les voir ainsi voler.

Mais puisque depuis deux jours je profitais de la nature seule, j’ai forcément trouvé qu’il y avait énormément de monde et c’était donc pour moi un peu désagréable par moments. (Notamment quand les enfants crient et font peur aux animaux).

La balade principale fait environ 2.6km.

Il y en a une deuxième (que personne ne fait), qui est totalement différente car les oiseaux sont beaucoup plus sauvages. J’ai vraiment aimé retourner dans cet esprit de nature, où j’étais de nouveau seule avec la réelle difficulté d’approcher ces animaux. Tout au long de ce chemin d’environ 4.3km, c’est un triomphe d’être à quelques mètres d’un flamant rose alors que de l’autre côté du parc, ils étaient une trentaine à nos pieds.

Avis :

C’est un incontournable. A faire

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Saintes-Maries-de-la-Mer :

La fin de journée approche, je décide donc de la finir à Saintes-Maries-de-la-Mer qui est juste à côté.
C’est une petite station balnéaire agréable à voir pour s’y balader et faire les petits magasins de touristes.

Le sanctuaire des Saintes-Maries-de-la-Mer offre un belvédère payant, et c’est aussi sympa de visiter l’intérieur.

Avis :

Si vous allez au parc ornithologique du Pont de Gau, autant passer à Saintes-Maries-de-la-Mer, c’est mignon 🙂 et c’est l’occasion de prendre une glace au bord de l’eau.

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Et voilà ! La journée, le week-end est fini, même s’il y avait encore pleiiin de choses à faire, il y a encore pas mal de route pour rentrer !

Ce qu’il y a encore à faire :

Aigues-Morte :

Un immanquable. Pour ses remparts et ses incroyables salins.

Port-Saint-Louis avec ses deux balades :

Complètement de l’autre côté avec cette balade.

Ou pour rejoindre Salin-de-Giraud à pied ou à vélo, celle-ci.

Avis général sur la Camargue :

Pour les amoureux de la nature et des animaux, c’est le paradis. En hors saison, je me suis retrouvée seule dans cette grande étendue de nature à perte de vue. Pas de relief par ici, mais une grande sensation d’immensité et de liberté.

Pourtant ce week end m’a beaucoup moins marqué que celui que j’avais fait juste avant dans le Lubéron (article ICI) ainsi que les autres que je ferai par la suite. Sans doute parce qu’il me rappelle beaucoup plus chez moi (Bordeaux, Lacanau), avec les lacs et l’océan de nos stations balnéaires. J’étais donc beaucoup moins dépaysée et surtout, un petit peu déçue par l’absence des chevaux sauvages et de tout ce que mon imagination avait construit après le visionnage du film Crin Blanc. Et oui, j’avais toujours en tête ces chevaux Camarguais qui galopent en troupeau près de l’océan. Je m’étais dit petite « un jour j’irai les voir, même de loin ». J’avais été impressionnée par l’idée que des chevaux sauvages existaient et n’avaient pas tous été domptés par l’Homme. Mais ils n’y étaient pas et pour cause, il n’y en a plus en Camargue…Ils ne sont plus qu’en semi-libertés. (Si vous êtes triste pour moi ne vous inquiétez pas ! J’en ai récemment vu par pur hasard au Parc Peneda-Geres au Portugal. Des troupeaux de chevaux sauvages (Garrano) en pleine nature !).

En revanche voir tous ces oiseaux en libertés était agréable, j’ai été particulièrement marquée par les flamants roses sur la route de la mer en allant à la plage du Piemanson, ainsi que de les voir dans le ciel voler au-dessus de ma tête.

La Camargue m’a marqué et j’y ai passé un beau séjour ressourçant mais ce n’était pas une de mes destinations week-end préférées.

10 petites minutes supplémentaires pour mieux comprendre la Camargue. (attention spoiler du film Crin Blanc) :

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