Un week-end dans le Lubéron

Des champs d’oliviers, de lavandes, des falaises de toutes les couleurs aux villages pittoresques, vous ne risquez pas d’être déçu.
Un week-end dans le Massif du Lubéron, c’est avant tout d’agréables surprises, des paysages à couper le souffle et des balades hors du temps.

Pour ne rien manquer ou vous aider à vous décider, voilà un petit aperçu de mon week-end, mes choix de visites et mes avis sur le top de ce beau territoire qui se situe entre le département de Vaucluse et des Alpes-de-Haute-Provence, en Provence-Alpes-Côte d’Azur :D.

 

Et pour en savoir encore plus, n’hésitez pas à contacter ou faire un tour sur le site de l’office de tourisme du Lubéron : le lien ici 🙂

 

1er Jour, samedi :

 

Matin : Le marché d’Apt

J’en ai entendu parler de ce marché, j’en ai entendu parler d’Apt…
Je pense que si vous souhaitez vous y rendre un jour, un moment en hors saison, c’est celui-là, et pas un autre.
Sous un soleil magnifique, on se gare sur le parking gratuit (si on trouve une place mais il y en a de nombreux autres).
De là, on aperçoit déjà le grand marché qui emplit le centre-ville et on n’a plus qu’à se jeter à corps et cœur perdus dans la foule, sans savoir où l’on va, dans les allées d’étales remplis de nourritures, fruits, légumes, produits locaux. L’achat de savon de Marseille à la lavande, l’huile d’olive sortie de Moulin de Provence, le miel et de la moutarde bio valent la peine d’arpenter ces stands. Il est classé marché d’exception pour son ambiance et son authenticité, et était déjà très réputé au Moyen-Age. Puis le cadre est sympa, les ruelles colorées de la ville ont un charme au milieu de cette frénésie.

N’oublions pas les fruits confits, qui ont donné à Apt le label de « Site Remarquable du Goût » et qui lui permet de se proclamer capitale mondiale du fruit-confit. Les boutiques qui en vendent ne manques pas ; n’hésitez pas à faire un tour à la Maison du Fruit Confit, qui vous permet de visiter un musée avec sa dégustation gratuite ou de participer à des ateliers. Plus d’informations juste ici.

La faïence à Apt joue également un rôle important, notamment grâce aux terres d’ocre et d’argile du Lubéron. J’avais donc prévu de me rendre à la Maison du parc naturel régional du Luberon pour pouvoir passer au Musée de la géologie. L’entrée est gratuite et je souhaitais avoir une première approche des roches de la région pour mieux comprendre par la suite mes visites. (En revanche je n’avais pas fait attention mais le musée est fermé les week-ends…). Si vous souhaitez vous y rendre, ne faites pas comme moi, vous avez toutes les infos juste ici.

Mais heureusement il y a également le musée d’Apt qui retrace l’activité économique du Pays d’Apt au travers de ses spécialités (donc faïences, fruits confits et ocre). Cela peut être également une bonne introduction à la visite du Lubéron et c’est ouvert le samedi ! (plein tarif 5€, réduit 3€, gratuit pour les -18ans). Plus d’informations juste ici.       

  • Conclusion : Je recommande Apt si vous souhaitez faire le marché, que sa gastronomie vous intéresse ou ses musées mais sinon pas besoin de bloquer un moment ou de vous y rendre exprès si vous avez peu de temps. Je n’ai pas été particulièrement charmée par la ville en elle-même mais c’est sympa d’y passer pour le marché. (J’ai donné une seconde chance à Apt le dimanche matin mais c’était complètement mort).

Les mines de Bruoux à Gargas

Les mines de Bruoux sont des anciennes carrières souterraines d’ocre qui se découvres uniquement dans le cadre de visites guidées d’une heure.
Il est donc préférable d’appeler au préalable pour réserver : Toutes les informations juste ici.

A 10 mn de Apt en voiture, j’avais pour ma part pris rendez-vous à 14h et ayant fait le tour de Apt en 30mn max 1h, j’étais sur les lieux à…. 11h30-12h donc presque 2h avant.
Ne trouvant pas quoi faire dans les alentours, j’en ai profité pour faire une pause déjeuner ainsi que de lire Marcel Pagnol, en hauteur d’une colline (passage depuis le parking), avec vue sur l’entrée des mines. Au soleil, entourée de fourmis, bercée par le chant des oiseaux et par les aventures d’un petit garçon élevé en Provence, moment ma fois appréciable. Pour ceux qui veulent manger sur place, il y a également des tables à l’entrée des mines.

Bref. La visite commence. On porte des casques avec des charlottes par mesure de sécurité et on entre à l’intérieur, avec le groupe, munis de nos manteaux (prévoyez de quoi, il fait beaucoup plus frais dans les mines).

J’ai été impressionnée par les conditions de travail et du lieu en lui-même ; immenses galeries aux voûtes allant jusqu’à 15m de haut, cela fait même un peu peur (je ne pense pas que je l’aurai fait seule même si je n’aime pas trop les visites groupées). Après j’étais un peu déçue des explications qui n’étaient pas toujours très claires (peut-être parce qu’il s’agissait d’une visite de 50 minutes qui ne laissait pas assez de temps pour approfondir le sujet). En tout cas elle en vaut la peine.

  • Conclusion : Visite à faire si c’est quelque chose qui vous intéresse. C’est assez insolite et intéressant.

Le village de Roussillon et le sentier des Ocres :

J’avais lu pas mal d’avis sur Le Sentier des Ocres qui ne valait pas la peine d’être fait si on allait au Colorado provençal de Rustrel, les deux étant des carrières d’ocre à ciel ouvert. Après réflexion, j’avais décidé de me rendre tout de même aux deux afin de me faire mon propre avis sur la question.

(Si vous le souhaitez, il existe également le sentier des ocres de la Bruyère à Villars (que je regrette un peu de ne pas avoir fait), qui propose une randonnée plus sauvage, moins touristique dans une carrière à ciel ouvert également, avec même des entrées de mines abandonnées. La rando bien expliquée juste ici).

Déjà rien que pour les 10mn de route de Gargas à Roussillon j’étais heureuse de m’y rendre car le chemin était vraiment magnifique, passant par les champs d’oliviers, de lavande et d’amandiers en fleur à cette période de l’année (printemps ♥).

champs d’amandes et d’oliviers depuis Bonnieux

Parking gratuit en centre-ville (normalement il faut mettre un disque et c’est 1h30 max), cela peut permettre d’éviter de payer le parking du sentier des Ocres. S’il est libre, vous n’avez plus qu’à remonter et suivre la foule.

Déjà le village est en hauteur et nous offre un beau belvédère, sans parler de la vue sur Roussillon, dont je ne me lasserai jamais :

vue sur Roussillon depuis le chemin vers le sentier des Ocres

Le Sentier des Ocres :

3€, pas de tarifs réduits mais tarifs de groupe et gratuités : toutes les informations juste ICI.

Donc moi j’ai décidé de faire le plus long chemin (il y en a un de 30mn et un de 60mn), mais j’étais tout de même surprise de sa rapidité. En soi il n’y a que 2 paysages surprenants à voir :

  • Quand vous arrivez
  • Au milieu avec les cheminées de fées

Après le reste du chemin on est dans un bois, ce n’est pas particulièrement jolie (pas comme les prochaines randonnées que je ferai), et il n’y a pas vraiment d’intérêt de nous faire passer par là, mais ces deux paysages et les couleurs sont surprenants et à voir selon moi.
Pour les personnes qui ne peuvent pas trop marcher, c’est parfait et bien aménagé. (50 premiers mètres accessibles pour les personnes à mobilité réduite).

  • Conclusion : Le sentier des Ocres du Roussillon est à faire si vous décidez de découvrir rapidement l’ocre du Lubéron et que vous ne pouvez pas beaucoup marcher. Ça donne un très rapide aperçu du principal, des plus belles couleurs et des plus belles falaises en 2 zones.
    Mais je confirme, si vous n’avez pas le temps et devez faire un choix entre le Colorado provençal de Rustrel et le sentier des Ocres de Roussillon, je recommande de faire Rustrel, qui est en comparaison, immanquable selon moi. Mais alors vous manquerez le village de Roussillon et ça, c’est pas possible ! :p

Roussillon : Classé parmi les plus beaux villages de France

Je ne m’étais pas trop attardée sur le village dans mes recherches et j’ai donc été agréablement surprise. J’ai passé beaucoup de temps et de plaisir à arpenter ses ruelles, belvédères et allées magnifiques.
Vraiment perdez-vous dans ses rues, en gardant à l’idée de vous rendre dans tous les cas au sommet du village et vous pourrez vous imprégner de cette ambiance aux couleurs rose et ocres.

Le Parcours de l’Art permet également de visiter le village en passant par 13 lieux d’expositions d’objets d’art.

L’origine des ocres du Lubéron ? :
La légende raconte qu’au Moyen-Age, le Seigneur Raymond d’Avignon et sa femme Dame Sermonde vivaient au château de Roussillon. Rapidement, Guillaume de Cabestan, fils du Seigneur de Cabestan dans les Hautes-Alpes, fût envoyé au village pour faire son apprentissage de chevalier. Le Seigneur Raymond d’Avignon, peu présent pour sa femme et souvent à la chasse, laissa Dame Sermonde passer de plus en plus de temps avec Guillaume de Cabestan, ce qui les amena à développer des sentiments amoureux l’un pour l’autre. Les deux amants vivaient une histoire passionnée, qui dût prendre fin le jour où Le Seigneur s’en rendit compte. Il décida alors d’amener l’amant à la chasse pour le poignarder, lui couper la tête et lui arracher le cœur. Le drame ne s’arrêta pas là car en signe de vengeance, il demanda à son cuisinier de préparer le cœur pour le repas et le fit manger à Dame Sermonde, qui le trouva délicieux. Le prochain mets fut la tête de Guillaume de Cabestan, apporté à son épouse en même temps que la révélation de la supercherie.
Dévastée, Dame Sermonde se jeta du haut des falaises de Roussillon et son sang colora les terres du Lubéron.

Les maisons aussi sont aux couleurs des mines et certaines ont même des falaises rouges au-dessus de leurs toits qui s’effondrent à moitié sur le pas de la porte.
Je me rappelle avoir été impressionnée de voir cette dame passer le ballai devant chez elle pour retirer les morceaux de pierre.

  • Conclusion : Le village est à voir, rosé et féérique. Vraiment c’était un petit coup de cœur pour moi et je ne savais plus comment le quitter.

 

Le Pont Julien :

vue sur le pont Julien depuis le pont d’en face

Ok finalement tout est allé beaucoup plus vite que ce que j’avais prévu. Il me reste donc le temps de passer par le pont Julien qui n’est qu’à 10 minutes en direction de Bonnieux.

Je reprends donc la route puis passe à un moment sur un pont et là le CHOC, on a une vue sur la droite directement sur le tout pont Julien et c’est magnifique. Je conduisais, pas trop le temps de regarder alors je garde cette image dans la tête jusqu’à ce que je me gare sur le parking gratuit proche du pont. 

Le Pont Julien est un pont romain, construit en l’an 3 avant JC sur l’ordre de Jules César. Il offre une pause agréable, les gens y vont pour pique-niquer ou pour grimper sur les rochers en dessous en quête d’un peu d’aventure. Aujourd’hui il est accessible uniquement à pied et en vélo.  

Ce qui est vraiment original c’est le décor ; ce n’est presque que des roches blanches avec des filets d’eau qui s’écoulent entre et ça a vraiment du charme, renforcé bien-sûr par le pont qui vous renvoie dans une autre époque.

Pour finir, je marche sur le pont d’en face (celui par lequel j’étais arrivée en voiture) pour profiter de nouveau de la vue que j’avais eue en arrivant (cf la photo).

  • Conclusion : Il faut y passer même si c’est 2mn. Je ne pensais pas être surprise comme ça par ce pont mais il en vaut la peine.

Bonnieux :

C’est presque le soir mais j’ai encore un peu de temps devant moi. De plus je savais que ce village offrait un beau belvédère qui me permettrait d’admirer un coucher de soleil sur le Lubéron.

Bonnieux a été un coup de cœur pour moi. Vraiment une merveilleuse surprise. Un peu douteuse au début, notamment lors de mon entrée dans la ville, vide, sauf quelques personnes bruyantes qui boivent à un bar et me regardent tous passer… Je me demande un peu ce que je fais là (moi qui fais totalement touriste), mais je me lance dans les rues vides, un peu au feeling. J’emprunte un passage et dès que je commence à prendre de la hauteur, c’est incroyable. Rien que les ruelles et les maisons en pierres sont superbes, sans parler de la vue et des couleurs chaudes du coucher de soleil qui donne des teintes pastelles aux façades des maisons. En arrière-plan, c’est les collines et les champs d’amandiers en fleur, les différentes usines et exploitations de lavande et d’huile d’olive. J’arrive au sommet où je trouve par la suite l’escalier entouré de plantes qui nous mène à l’église haute.

 Je fais le tour, redescends, explore le village vide et calme. Je tombe même dans un petit coin où il y a une maison abandonnée et à vendre pleine de charme et assez surprenante. Tout le village est une belle découverte mais il faut le vivre en fait, ça n’a pas vraiment de sens de le raconter.

Bonnieux au coucher de soleil tel que je l’ai arpenté m’a donné un grand sentiment de bien-être, de beauté et de liberté. Je m’y sentais bien et en sécurité. Il faut y aller !

 

  • Conclusion : Coup de cœur pour Bonnieux, si vous le pouvez, allez y faire un petit tour. Au coucher de soleil et en hors saison comme moi c’est encore mieux.

 

Et pour dormir ? :

L’auberge des Seguins à Buoux

Pour les voyageurs solitaires comme moi (ou les petits budgets), le mieux est de se rendre à l’auberge des Seguins à Buoux. 14 euros la nuit, en plein milieu des falaises, dans un beau cadre, proche des sentiers de randonnée et des spots d’escalade.
Les couples et familles y trouveront aussi leur bonheur car vous pouvez réserver des chambres et vous restaurer sur place dans leur restaurant. Des tarifs demi-pension sont proposés à tout le monde. Plus d’informations ici.

Avis : pour le prix c’est vraiment top. Après y a vraiment pas grand-chose côté auberge, ce n’est pas le luxe et ça pue (oui ça m’avait un peu dérangé haha). Les repas et déjeuners sont assez chers donc moi je n’ai pas pris mais surtout le gros point négatif c’est que j’ai vraiment eu froid. Heureusement il n’y avait pas beaucoup de monde en cette période de l’année et j’ai pu prendre 4 couvertures au total des lits libres d’à côté. Par contre ils sont bien disposés je trouve et c’était pour ma part assez calme car très peu de monde.
L’auberge est vraiment belle, bien placée ; je n’y ai pas passé beaucoup de temps (arrivée de nuit) et partie au matin mais c’était agréable de se réveiller au milieu des falaises (les grimpeurs connaitrons), avec le bruit de la rivière et du chant des oiseaux.

 

2ème Jour, dimanche :

Nouvelle petite boucle car je repars ensuite dans le sud.
Mais c’est possible de mieux rassembler les visites sur les deux jours en fonction du temps et des heures.

Buoux :

J’avais entendu parler du village magnifique de Buoux , son château etc. Je me suis donc rendue à ce village qui était à côté de mon auberge. Mais là par contre il n’y avait vraiment rien à faire, je n’ai pas compris… j’ai fait un petit tour quand même, il y avait 3 maisons… Je pense ça doit être sympa pendant la période des lavandes parce qu’il y avait quelques champs mais bon c’était très calme et petit (112 habitants).

Par contre concernant le Château du fort de Buoux, qui est classé Monument historique, en fait il était du côté de l’auberge des Seguins… (échec de ma part) donc j’ai laissé tomber pour ne pas y retourner et pour ne pas perdre de temps car il n’ouvrait qu’à 10h.  Mais je crois que c’est assez sympa, il offre une belle vue sur la région mais n’est pas dans le centre de Buoux (ne vous faites pas avoir comme moi !). Toutes les informations ici.

  • Conclusion : Faire le château éventuellement qui est hors du village mais pas besoin de passer à Buoux selon moi même si c’est mignon. (Sinon il y a des randonnées ou l’escalade !)

Le Colorado Provençal de Rustrel :

Le moment tant attendu : la visite du Colorado provençal, la raison de ma présence dans le Lubéron.
Vous trouverez ici les infos sur les horaires et tarifs.

Il faut vraiment y aller, si possible quand il n’y a pas beaucoup de monde (donc hors saison déjà). Malheureusement je pense que le parc est victime de son succès et que même en semaine hors vacances (comme moi) vous aurez du monde. Mais le parc vaut vraiment le détour. Rien à voir avec celui de Roussillon. Il prend quelque temps, 2-3h.
C’est une randonnée assez facile qui vous plonge dans des paysages remplis de différentes couleurs chaudes. Vous êtes au milieu du désert, au milieu du « colorado provençal ». Selon moi il faut prendre le temps : de grimper, d’aller voir un peu partout, de quitter les sentiers battus (mais pas trop non plus et ne rien abimer hein).
Faites le grand tour, c’est à aucun moment ennuyant, même lorsqu’on se trouve en pleine forêt c’est toujours agréable. Le coin est superbe, l’atmosphère plaisante. Vous prenez même de la hauteur pour admirer la vue sur l’exploitation.

vue sur le Colorado Provençal de Rustrel

 

A la fin petit écart dans un coin secret où j’ai pu passer dans un tunnel (attention aux chutes de pierres ! L’accès est interdit) mais qui était vraiment magique. Je me sentais comme Indiana Jones, seule, dans un tunnel orange à suivre la lumière du jour qui rayonnait de chaque côté.

 

 

 

La randonnée est terminée. Là encore je n’avais pas prévu de finir aussi tôt et j’avais donc encore l’après-midi et la fin de journée que je voulais terminer dans la forêt des cèdres.
Rapides recherches sur internet pour voir ce qu’il y a à faire dans les environs et me voilà partis à Saint-Saturnin-Lès-Apt !

  • Conclusion : A faire. C’est tout ce que j’ai à dire haha. Essayez d’éviter les jours ou moment où y a du monde.

 

Saint-Saturnin-Lès-Apt :

Vue sur la Chapelle de Saint-Saturnin-Lès-Apt

Ma visite dans ce village est vraiment un grand et magnifique hasard. J’ai vraiment hésité à m’y rendre car il y avait un peu de route et que j’avais peur d’être déçue car je n’en avais pas trop entendu parler. Pourtant messieurs dames, voici ma 3ème grosse surprise (1er : Roussillon – 2ème Pont et Bonnieux).

Il faut absolument y aller et faire en particulier la randonnée que je vais expliquer ci-dessous :

Certains se garent au moulin et font la boucle pour finir par le château et le centre-ville. (mais après il faut retourner au moulin), ou d’autres comme moi se sont garés en plein centre et se sont rendus directement au château en ruine, pour finir au moulin. (Merci au monsieur que j’ai croisé qui m’a conseillé).
C’est ce petit tour qui faut faire et qui est superbe. Tout le long on a une magnifique vue sur le village et le Lubéron. On passe dans les ruines du château pour par la suite rejoindre la chapelle entourée d’oliviers. Au sommet le soleil est là, la vue superbe, les énormes papillons qui tournent autour de moi, le paradis.
Par la suite on descend par là où on est monté mais on va sur la droite par une petite entrée qui nous mène sur le pont du barrage. De là, on a une belle vue sur la chapelle où l’on se trouvait précédemment. Je continue tout droit et termine ma randonnée en direction du Moulin (qui était en réparation malheureusement pour moi) mais qui est vraiment bien placé, surplombant la ville.

Je suis donc ensuite descendue pour rejoindre le centre (tournez toujours à gauche).

  • Conclusion : Il faut y aller ! 🙂

La Forêt des cèdres du Luberon

Ce n’est pas terminé ! La fin de la journée approche, j’ai encore un peu d’énergie pour me rendre à la forêt des cèdres. Elle s’étend sur 250 hectares, grâce notamment au cœur de sa forêt qui a survécu aux incendies et profité des terrains brûlés pour s’étendre. Aujourd’hui c’est la plus grande forêt de cèdres d’Europe.

Plusieurs randonnées sont proposées :

  • Le Chemin des cèdres (30mn, 1.5km, dénivelé : +10m)
    Facile, au cœur de la forêt des cèdres, elle offre des aires d’interprétation, un petit labyrinthe etc. Est accessible aux personnes à mobilité réduite.
  • Le Portalas (point de vue) (1h pour l’aller-retour, 2,8km, dénivelé : +80m)
    Balade dans la forêt des cèdres + aller retour vers le belvédère et l’arche de Portalas.
  • Le Sentier du Portalas (1h30, 3km, dénivelé : +80m)
    Découverte des différents milieux naturels du massif, boucle qui amène au belvédère et à l’arche. Après le belvédère, on rentre par un chemin sous les cèdres qui nous permet de profiter de la forêt. (Le trajet que j’ai fait).
  • Bois de Roustan (1h30, 3.8km, dénivelé : +65m)
    Balade dans le bois au milieu des cèdres.

J’ai donc décidé de faire le Sentier du Portalas, au balisage jaune, puis rouge pour rentrer.
Surtout prenez une photo du chemin, c’était très mal indiqué ! (et ça m’a un peu tout gâché car je ne savais plus du tout comment rentrer).
Donc n’oubliez pas cette carte pour savoir vers où vous diriger une fois arrivé au belvédère :

Donc on arrive à la forêt des cèdres, qui ressemble tout d’abord à un grand parc avec son immense allée, puis on part sur la gauche pour faire le sentier du Portalas. Le début se passe dans une forêt où il n’y a presque aucun cèdre, c’est un peu long mais je me sentais bien, c’est agréable.

Je referai cette randonnée 100 fois pour un moment que j’ai vécu en me trompant de chemin (première mauvaise indication) ; je me suis en fait retrouvée en haut de la falaise, avec une vue sur la garrigue à gauche, une vue sur la forêt des cèdres derrière moi et devant sur les montagnes.
(Le mieux est de venir le matin si vous ne souhaitez pas être à contre jour, mais même si le paysage était baigné de lumière, il n’en était pas moins impressionnant).


C’était juste incroyable comme moment. Je me suis assise dans un coin, j’étais complètement seule, les pieds proches du vide, à me nourrir de la nature, de la liberté. Aucune trace humaine sauf quelques petites routes en contrebas, le vent, les oiseaux qui volaient et s’envolaient devant moi. Je suis peut-être restée 30 minutes ou une heure comme ça, à me trouver plusieurs cachettes où je me sentais bien, à monter au sommet, à redescendre puis à…. chercher mon chemin. Le marquage jaune que je continuais à suivre s’arrête brusquement et ce n’était finalement pas la direction à prendre pour continuer.
Je rebrousse chemin plusieurs fois, arrive à reprendre la route qui m’était destinée et me voilà arrivée plus tard au belvédère, le point culminant de la randonnée. Après ce que je venais de vivre ce n’était pas plus incroyable : moins sauvage avec une table d’orientation, loin du bord et j’avais déjà bien profité de la vue tout à l’heure et surtout SURTOUT, à partir de là… aucun marquage.  0 rien. Alors c’est sympa on nous amène au belvédère mais après je fais quoi ?
J’avais pas envie de refaire ma randonnée dans l’autre sens, je devais normalement rejoindre l’autre sentier (marquage rouge) mais il n’y avait vraiment rien du tout d’indiqué. (ou je n’ai pas trouvé).
Avant de paniquer (comment ça j’ai paniqué ?) j’ai profité du lieu pour longer sur la droite et m’approcher de l’Arche du Portalas :

Vraiment super beau mais je n’étais pas sereine et je m’énervais un petit peu avec mon chemin. J’ai énormément tourné en rond, tenté tous les coins possibles, à gauche, à droite, devant, derrière. RIEN DU TOUT. Il commençait à se faire tard, j’étais fatiguée, rien de noté sur internet, j’ai dû mettre google map et demander le parking pour retrouver le chemin qu’il me fallait….. et là après c’était super sympa, facile et on finit par la balade au milieu de la forêt de cèdres.

A ce moment-là j’étais toujours seule il commençait à faire nuit, y avait des corbeaux partout, je me sentais comme dans un film d’Harry Potter en plus sereine (maintenant que j’avais retrouvé mon chemin hihi). La hauteur des cèdres était impressionnante et se prolongeait au sol par leurs ombres. Vraiment c’était sympa. J’ai fini dans l’allée principale et j’ai continué à marcher un peu partout (donc je pense une partie du Chemin des Cèdres) pour être sûre de ne rien manquer de ce lieu, de ne rien perdre de cette ambiance particulière. Un aigle (?) est même passé tout près.

Vous pouvez vous rendre à la Tour Phillipe et l’enclos des Bories juste à côté.

  • Conclusion : A faire, avec la même randonnée que moi qui était super sympa mais prenez le plan en photo avant, rien que pour savoir un petit peu vers où vous diriger. Vraiment je l’ai pas trouvé super bien indiquée (après je n’avais ni plan, ni photo, ni mon meilleur ami Visorando :p). Évitez aussi l’été et les périodes d’affluences pour vivre ce moment pleinement.

Et voilà c’est fini !

Je suis rentrée en faisant une courte alte à Lourmarin pour voir son château. En général tout au long de mon week-end je m’arrêtais sur des bord de route dès que j’en avais envie et que je trouvais les paysages magnifiques :

Donc voici quelques photos des champs du Lubéron, qui, au printemps, offrent de magnifiques couleurs fleuris grâce aux champs d’amandiers, d’oliviers, des vignes…Fin juin jusqu’à mi-juillet, vous pouvez également y voir de nombreux champs de lavande. En fait il y a encore énormément de choses à voir et à faire dans le Lubéron alors pour finir, voilà mes conclusions et autres suggestions :

CONCLUSION et SUGGESTION pour un week end dans le Lubéron :

 

♥ = ce que j’ai fait et que je recommande
en rouge = ce que j’ai fait pendant ce week-end dans le Lubéron
en bleue = ce que je n’ai pas fait pendant ce week-end mais qui a l’air vraiment beau (je n’ai pas encore fait ceux qui n’ont pas de ♥).

Donc pour un week-end dans le massif du Lubéron, selon moi il faut :

  • Faire Apt un samedi matin sous le soleil si temps
  • Faire les mines de Broux si temps
  • Prendre le temps au Colorado Provençal de Rustrel
  • Passer voir le village de Roussillon (et faire les mines si temps, mais autant y être, autant aller voir)
  • Passer voir le pont Julien
  • Faire absolument le village de Bonnieux et Saint Saturnin-Lès-Apt
  • Aller à la forêt des cèdres

Autour :

  • Passer voir le village en pierre de Lacoste à côté de Bonnieux et son château.
  • Abbaye de Saint-Hilaire
  • Ménerbes, pas beaucoup plus loin, qui est un des plus beaux villages de France. Également connu pour son musée du tire-bouchon.
  • Visites de moulins ou d’ateliers d’artisans.

Si vous passez ou prolonger votre séjour vers le sud :

  • Village de Lourmarin et son château. (J’y suis passée à l’aller et au retour mais même si je m’y suis arrêtée pour contempler le château et les champs d’olivier, je ne suis pas allée dans le centre qui est, il parait, magnifique).
  • Cucuron, mignon petit village provençal.

Si vous passez ou prolonger votre séjour vers l’Ouest :

  • Gordes, l’un des plus beau village de France. Baladez-vous dans ses ruelles en pierre et passez par le fameux point de vue sur le village.
  • Le village des Bories (juste à côté de Gordes)
  • L’Abbaye de Sénanque (à 30 minutes de marche de Gordes. Pour en savoir plus sur les visites, c’est ici.)

Selon moi l’Abbaye de Sénanque est à faire pendant la période des lavandes, ce coin du Lubéron est parfait pour admirer les champs de fleurs :

l’abbaye de Sénanque – photo prise sur lepoint.fr
  • Fontaine-de-Vaucluse, pour sa balade qui amène à cette mystérieuse fontaine. N’hésitez pas également à vous rendre en haut des ruines de l’ancien château.
  • L’Isle-sur-la-Sorgue, pour boire un verre ou manger une crêpe au bord de la Sorgue et se balader dans ses rues d’antiquaires.
    J’ai fait ces deux visites depuis Avignon. Évidemment il faut y aller.

 

Et voilà !

Il n’y a sûrement pas tout, alors n’hésitez pas à partager vos opinions, expériences et avis ! 😀 

 

 

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